10 ingrédients cosmétiques à éviter absolument pendant la grossesse

Santé
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8/8/22
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8/8/2022
On a tous le droit de savoir ce que l'on met sur notre corps ! Produits d'hygiène, lessive, produit vaisselle... l'équipage de Juliette démystifie la cosmétique

Ce n’est pas un scoop : le poisson cru, l’alcool ou les médicaments font partie des graaaands “interdits” de la grossesse.  Mais la liste ne s’arrête pas là ! ☝️ Certains produits que l’on utilise au quotidien (shampoing, rouge à lèvre, parfum…) regorgent également de substances controversées.  

Dans cet article, nous allons découvrir ensemble les ingrédients cosmétiques à éviter absolument pendant la grossesse, pour la santé de votre bout d’chou 🧡 .

⚠️ Attention, mon capitaine : même si nous avons fait notre possible pour détailler les principaux ingrédients cosmétiques à éviter, cette sélection n’est pas exhaustive.  

Les perturbateurs endocriniens, l’ennemi n°1 

Comme leur nom l’indique, les perturbateurs endocriniens dérèglent le fonctionnement hormonal de l’organisme. En pratique, cela signifie qu’ils interfèrent avec les cellules chargées de produire les hormones. Or, ces dernières sont garantes de notre bonne santé : d’elles, dépend l’équilibre de notre corps.

💡 Pour rappel, les hormones sont des substances chimiques qui parcourent notre corps pour y envoyer des messages. Elles ont un impact direct sur notre soif, notre pression artérielle, nos menstruations ou notre production de spermatozoïdes, nos émotions, notre métabolisme, notre taux de sucre dans le sang, notre sommeil, notre digestion… Lorsqu’elles sont perturbées, c’est tout notre corps qui peut être chamboulé ! 

👉  Comme les hormones jouent un rôle essentiel pendant la grossesse (elles permettent notamment l’implantation de l’embryon et le bon développement du fœtus), il est absolument essentiel qu’elles fonctionnent correctement

Parmi les perturbateurs endocriniens incontournables des produits de cosmétiques, on compte : 

  • le bisphénol A (également appelé BPA), un composé chimique qu’on retrouve souvent dans les plastiques. 
  • les phtalates (soit des dérivés d’acide phtalique, utilisés comme plastifiants.) Faciles à reconnaître sur une étiquette, ils portent souvent le nom “phtalate” (“dibutyl phtalate”, “diethyl phtalate”, etc
  • les parabènes, les conservateurs incontournables des produits de cosmétiques. Là encore, on les reconnaît aisément, car le nom se termine toujours par “parabène” ou “paraben” (“methylparaben”, “ethylparaben”, “benzylparaben”, etc). 
  • le triclosan, un conservateur suspecté d’être cancérigène, omniprésent dans les dentifrices. Sur une étiquette, il peut être appelé “triclosan”, mais aussi “ether de diphényle d’hydroxyle”, “TCL”, “trichlorine”, “cloxifenolum”, “lexol 300”, “aquasept”, “irgasan”, “gamophen”, “DP300”… 
  • les BHA et BHT : il s’agit là de deux additifs ayant aussi le rôle d’antioxydants. En cosmétique, ils sont appréciés pour leur capacité à prévenir le rancissement des corps gras.  On les reconnait aux mentions “butyl hydroxyanisole” et “butylhydroxytoluène”. 
  • les éthers de glycol, des conservateurs anti-bactériens hautement polluants.  Sur les listes INCI, on les reconnaît aux mentions “phénoxyéthanol”, “2-phénoxyéthanol (EGphE)” ou “phénoxytol”. 


📌  Plusieurs études ont prouvé qu’une exposition du fœtus aux perturbateurs endocriniens augmentait les risques d’anomalies de développement, incluant naissances prématurées, diabète, obésité…  

Par exemple, selon une étude publiée en 2016, des niveaux élevés en BPA dans le liquide amniotique peut multiplier par 2.5 le risque d’accouchement prématuré

☝️ Bon à savoir

L’impact des perturbateurs endocriniens sur les individus varie selon le moment d’exposition. On parle alors de “fenêtre d’exposition”. Par exemple, la période de gestation du bébé fait partie des périodes les plus vulnérables - c’est pourquoi il faut absolument éviter toute exposition potentiellement problématique pendant la grossesse ! En dehors de la période du développement foeto-embryonnaire, la petite enfance fait aussi partie des moments de vie vulnérables. 

Le rétinol, roi de l’anti-âge 

Tous les dermatologues vous le diront : les rétinoïdes (des dérivés de l'acide rétinoïque) sont à éviter absolument pendant la grossesse - et ce, qu’ils soient pris par voie orale ou par voie cutanée. En effet, ils sont sont suspectés de causer des malformations congénitales et de créer une toxicité hépatique, selon une étude publiée en 2018  par l'Agence européenne des médicaments (EMA). 

Les rétinoïdes sont généralement prescrits pour traiter certaines pathologies de la peau comme l’acné, l’eczéma et le psoriasis.

Parmi les médicaments qui contiennent des rétinoïdes, on note : 

  • la trétinoïne (vendue sous le nom commercial “effederm”, “ketrel”, “retacnyl” ou “erylik”)
  • l’isotrétinoïne (soit le fameux roaccutane, connu pour ses nombreux effets secondaires)
  • l’adapalène  (vendu sous les noms “differine” ou “epiduo”) 
  • le tazarotène (vendu sous le nom de marque “tazorac”)

⚠️ Il est indispensable de contacter son médecin lorsqu’on suit un traitement - quel qu’il soit ! 

Les huiles essentielles

Ehhh oui matelot : même un ingrédient naturel et/ou bio peut être déconseillé aux femmes enceintes et/ou allaitantes. C’est le cas de la plupart des huiles essentielles qui sont fortement déconseillées durant le premier trimestre de la grossesse. La raison ? Leur forte concentration en molécules aromatiques, dites “neurotoxiques” - en plus d’être potentiellement allergisantes !  


💡 Certaines peuvent déclencher des contractions prématurées et accélérer les risques de fausses couches.  

À partir du 4ᵉ mois de la grossesse, on peut commencer à réintroduire certaines huiles essentielles (du moins celles qui sont bien tolérées, comme l’huile essentielle de lavande, le citron ou le ravintsara)... à très faible dose (elles ne doivent pas représenter plus de 3% du produit final) !

À noter que certaines huiles essentielles (en particulier celles qui contiennent des cétones, des aldéhydes ou des phénols) sont même déconseillées pendant toute la période d’allaitement de la maman. 

Les polluants en tout genre 

Le formaldéhyde (également appelé “formol”) est un gaz incolore et inflammable, réputé cancérigène. Il peut par ailleurs susciter une irritation des yeux et des voies respiratoires. 

Il est particulièrement présent dans les vernis à ongle (car il agit comme durcisseur)... mais on retrouve également le formaldéhyde dans d’autres produits du quotidien, notamment dans les produits de bricolage… Si bien que le formol est souvent qualifié de “poison domestique”. Il appartient d’ailleurs à la fameuse famille des COV - des composés organiques volatils qui polluent nos intérieurs !

Les filtres solaires chimiques

On vous l’expliquait dans un article précédent consacré aux crèmes solaires écologiques : même s’ils ne sont pas parfaits, les filtres minéraux sont largement préférables aux filtres chimiques… car ils ne pénètrent pas l’épiderme (quand ils sont dépourvus de nanoparticules, du moins)  et sont dépourvus de perturbateurs endocriniens, contrairement aux filtres chimiques ! 

Comment les reconnaître ?

En scrutant la liste INCI des produits solaires avant tout achat, pardi ! Les mentions à éviter absolument ? “Oxybenzone”, “homosalate”, “octocrylène”, “octylméthoxycinnamate” (OMC) et “octyl-dymethylPABA” (OD-PABA)... 

Tous les produits chimiques - en particulier ceux liés à la coiffure

On ne vous apprend rien : l’ammoniaque est un produit particulièrement chimique… et ce dernier peut porter atteinte au bon développement du fœtus ! Il est donc préférable d’opter pour des colorations naturelles tout au long de la grossesse (et même après, si vous voulez notre avis !).  

Les traitements à la kératine sont également à éviter - car si la kératine est d’origine naturelle, elle est souvient associée au formol… le polluant dont on vous parlait plus haut… 😰 Même si la législation européenne impose une limite de concentration de formol fixée à 0.2% dans un lissage brésilien, le principe de précaution s’applique bel et bien ici ! 

☝️ De manière générale, dès qu’un produit contient un ingrédient chimique, il est préférable de l’éviter. 

Les parfums synthétiques 

On vous en parlait dans notre article consacré aux parfums de synthèse : ces produits ne sont pas si innocents qu’ils en ont l’air… Eh oui : car un parfum synthétique a de fortes chances de contenir des Composés Organiques Volatils (encore eux !!!), voire même des substances issues de la pétrochimie, comme le gaïacol !!!

Cerise sur le gâteau empoisonné : les parfums synthétiques peuvent aussi contenir des phtalates et des allergènes ! 

💡 Gare à l’effet cocktail qu’on évoquait dans un article précédent - un phénomène qui se produit quand notre organisme est exposé à plusieurs types de substances néfastes, simultanément. 

Exit les produits de maquillage conventionnels

Rouge à lèvres, mascara, fard à paupières… Certains de ces produits cosmétiques contiennent beaucoup trop de perturbateurs endocriniens, de colorants et parfums de synthèse, et plus globalement d’éléments chimiques ! Bref, un vrai combo toxique ❌ . 

Toutes ces substances problématiques peuvent traverser la barrière placentaire (en pénétrant la peau) et nuire à la santé du fœtus, selon cette étude américaine publiée en 2017

💡  Connaissez-vous le concept des “1000 premiers jours” ? Lancé par l’Unicef, il établit que les trois premières années de la vie d’un enfant (incluant la période de gestation dans le ventre de sa mère) sont les plus déterminantes au regard de sa santé ! 

Cosmétiques pendant la grossesse : quelles alternatives ? 

On l’aura vu : il est essentiel d’adopter sa routine de soin tout au long de sa grossesse pour éviter de compromettre la santé de bébé.

🎉  Bonne nouvelle : dans le domaine des cosmétiques, les solutions naturelles et saines ne manquent pas aujourd’hui !   

  • Premier réflexe à adopter : réduire sa routine beauté au strict minimum durant la grossesse. Qu’il s’agisse de se laver le corps ou le visage, de se démaquiller, de prendre soin de sa peau… Less is more ! L’idée : ne garder que les ingrédients absolument indispensables.

  • Privilégier les cosmétiques BIO et naturels qui, par définition, sont dépourvus de substances chimiques.

  • Pour votre démaquillage, vous pouvez opter pour les huiles végétales - comme l’huile de jojoba ou l’huile d’amande douce. Autre option : le gel nettoyant visage JU, qui contient 99% d’ingrédients d’origine naturelle

  • Remplacez votre lotion tonique par un hydrolat doux (eau de rose, eau de bleuet…)

  • Pour se laver le corps, on peut opter pour un savon surgras bio, saponifié à froid (dépourvu d’huiles essentielles, heeein).

    Et si vous préférez les gels douche, vous pouvez utiliser le gel douche JU spécial peaux sensibles sans crainte. Dépourvu de parfum et doté d’un pH neutre, il est certifié Cosmos Natural. Normal : il contient 99% d’ingrédients naturels !

  • On peut s’hydrater le corps au quotidien et/ou prévenir l’apparition de vergetures avec un bon beurre de karité. 
  • Enfin, vous pouvez troquer votre fond de teint habituel contre de la poudre de riz bio… ou fabriquer un fond de teint bio et naturel grâce à ce tutoriel simplissime

📌  Pour vérifier la composition de vos produits cosmétiques, prenez l’habitude de bien décrypter leur liste INCI !   



Les ingrédients cosmétiques à éviter pendant la grossesse, en conclusion

Ahhhh la grossesse, quel moment merveilleux où le fœtus évolue et grandit… Mais c’est aussi une période de grande fragilité… Car la vie intra-utérine peut avoir des impacts à long terme sur la santé de l’enfant à naître ! C’est pourquoi la prudence est de mise, plus que jamais, pendant la grossesse.   

Heureusement, aujourd’hui, on peut très bien prendre soin de soi tout en préservant la santé de bébé, en adoptant des gestes simples… et en privilégiant les alternatives saines et naturelles 🌱

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