Parentalité positive : comment briser le mythe du parent parfait

Santé
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28/4/22
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28/4/2022
On a tous le droit de savoir ce que l'on met sur notre corps ! Produits d'hygiène, lessive, produit vaisselle... l'équipage de Juliette démystifie la cosmétique

L’existence des extra-terrestres. Le rocher de Sisyphe. La victoire de Claude à Koh Lanta… Tout cela relève plus du mythe que de la réalité, on ne va pas se mentir ! Eh bien… Avec le concept du parent parfait, c’est pareil : il n’existe pas - pas plus que l’enfant parfait, tiens !   

Dans cet article, on te partage nos conseils parents pour déconstruire le mythe du parent parfait, grâce à la parentalité positive.  

Le mythe du parent parfait ou la parentalité idéalisée

Ce n’est pas un scoop : dans notre société actuelle, il est bien vu de devenir papa/maman. On a même plutôt intérêt à être un “super parent”, si on veut être dans la norme. 

Oui, mais voilà : 

  1. Nous ne sommes pas tous faits pour être parent - et c’est très bien comme ça.
  2. La parentalité, ça n’a rien d’acquis. Ça s'apprend. 

Problème : l’arrivée d’un bébé dans un foyer est (trop) souvent idéalisée dans notre société. Des parents parfaits et épanouis, on en voit à la pelle, dans les émissions, les magazines, sur Instagram… 

Maaaais… Spoiler alerte :  la vie parfaite avec une carrière, une maison et des enfants parfaits... Eh bien, ça n’existe pas. 

Être toujours au top, à tous les niveaux (familiaux, professionnels, amoureux…), c’est rarement possible - et ce, qu’on ait des enfants ou non ! 

📌  Rappel nécessaire 

La parentalité n’est pas inscrite dans nos gènes. En fait, comme tout dans la vie, on apprend à être mère, à être père. Tout simplement.


1. Parentalité positive : et si tu pensais à toi ? 🥰

Il n’y a pas de secret, matelot : pour être un papa ou une maman aux petits soins de son bébé et épanoui(e), il faut être… bien dans ses pompes. Logique, non ? Un petit bébé qui arrive, c’est une lourde responsabilité… cette dernière sera toujours plus facile à porter si tu te sens bien. 

Rappelons que l’enfant peut sentir tes émotions, ton bien-être ou mal-être… Et ces derniers sont communicatifs ! C’est d’ailleurs à l’âge de 6 mois que ce comportement émotionnel se développe.

👉  Autre rappel nécessaire : avant d’être parent, tu restes un être humain avec ses envies, ses ambitions, ses passions, sa personnalité. Être parent n’efface pas qui tu es du jour au lendemain. Si ta passion, c’est de chanter des heures au piano, alors fais en sorte de continuer à l’exercer, même après l’arrivée de ton petit ange.


💡 À retenir

Une grossesse, c’est une sorte de préambule. L’ultime moment pour prendre soin de soi (que l’on soit un futur papa ou une future maman) avant l’arrivée de bébé. 



2. Désacraliser l’arrivée de bébé 😇

Un bébé, c’est tout mignon sur Instagram… MAIS ça apporte AUSSI son lot de pleurs, d'incompréhensions, de nuits blanches… 

À l’arrivée de bébé, tout ne va pas forcément se passer exactement comme tu l’avais imaginé… et c’est NORMAL ! 

Qu’il s’agisse de ton quotidien, de ta routine, de tes priorités ou même de ton couple (s’il y aà) : TOUT change avec l’arrivée d’un enfant. Pour t’y habituer, tu auras besoin d’un temps d’adaptation - plus ou moins long selon les parents !  

Essaye donc, tant bien que mal, de ménager tes attentes par rapport à ton enfant. Bien sûr, tu peux préparer son arrivée pour faire en sorte que tout roule mais… Essaye de ne pas trop idéaliser son arrivée. 

 

3. Penser à préparer la vie à 3 📋

La parentalité, ça se vit à deux (le plus souvent). Autrement dit : c’est un vrai travail d’équipe ! Pour éviter qu’une charge mentale engloutisse l’un des parents, mieux vaut se répartir les tâches avant même que bébé n’arrive - l’idée étant bien sûr d’arriver à une certaine équité. 

Eh oui : mieux vaut anticiper les points bloquants éventuels en ayant la tête froide, plutôt que de le faire sous le coup de la fatigue ou des émotions…  

Quelques bonnes pratiques à adopter : 

  • Faire un calendrier pour spécifier clairement qui fait quoi, à quel moment !
  • Faire tourner les tâches pour un fonctionnement juste (ce n’est pas toujours le/la même qui doit se lever la nuit, préparer le biberon, changer les couches, etc)
  • Se préparer mentalement à la tempête émotionnelle qui risque de s’abattre et planifier à l’avance des rendez-vous à deux pour garder du lien - une fois par semaine par exemple ! 

4. Apprendre à écouter son intuition 🔮


C’est sans doute le conseil le plus facile à appliquer… Et le moins évident ! 

En matière de parentalité, chacun y va de son petit conseil. Du collègue à la meilleure amie en passant par la grand-mère ou l’influenceuse… Or, chaque parent est expert de SON enfant. Il a appris avec le temps à comprendre ses mimiques, ses pleurs, ses réactions… Mais la vérité de l’un(e) n’est pas forcément celle de l’autre ! 

Du coup, on te conseille de ne pas suivre aveuglément les conseils glanés çà et là. En tant que futur(e) parent(e), tu es le mieux/la mieux placé(e) pour comprendre ton enfant, ses besoins… Les autres n’ont pas forcément toujours raison (même quand ils sont plus expérimentés !). 

Aussi, accorde une attention particulière aux sources d’information que tu choisis. Ne prends pas pour argent comptant ce que tu lis sur internet, les réseaux, les forums… En cas de doute ou d’interrogation, on te conseille de t’orienter vers des professionnels (pédiatre, professionnels de la petite enfance, pédopsychiatres…)

💡 Il n'existe pas de modèle d’éducation unique, valable pour tous. Selon notre histoire, notre culture ou l’éducation qu’on a reçue, notre vision de l’éducation peut grandement varier ! 

Il t’arrivera de discuter avec quelqu’un aux pratiques différentes des tiennes, et c’est OK. Chacun vit sa parentalité comme il le veut/peut. 

5. Ne pas avoir peur de faire des erreurs 👍

On ne le répètera jamais assez : la parentalité, ça s’apprend sur le tas. 

Tes parents, leurs parents, les parents de leurs parents… On est prêts à parier qu’ils ont fait des erreurs eux aussi… Et ce sont ces erreurs qui leur ont permis de se perfectionner ! 

Comme on dit aux US : Practice makes perfect ! L’hésitation et les erreurs font partie de l’apprentissage de la parentalité. D’ailleurs, s’accorder le droit à l’erreur est primordial, si on souhaite l’appliquer à ses enfants !
 

Ce qu’il importe, surtout : le fait de vouloir s’améliorer chaque jour, rester ouvert(e) d’esprit… 

💡 Se faire confiance est essentiel si l’on souhaite dépasser la peur du jugement ou la peur de l’erreur. 

6. Se ménager 😴

Premier réflexe pour ne pas épuiser toutes ses ressources dès les premiers mois de la parentalité : apprendre à demander de l’aide quand on en a besoin. Il peut s’agir de bébé qui tombe malade, d’une urgence professionnelle ou d’une simple envie d’avoir du temps pour soi… Tu dois pouvoir compter sur des relais ponctuellement disponibles pour t’épauler en cas de rush ou de coup de mou ! 

💡 À retenir 

Tu n’es pas censé(e) être un(e) super héro(ine) ou quelqu’un qui a la science infuse… Être dépassé(e), crouler sous les tâches, avoir une urgence, se sentir perdu(e)... C’est totalement OK !

📌  Rappelons que le fait d’encaisser une pression énorme, ce n’est bon ni personne : ni pour toi, ni pour ton bébé. Trop de tâches à gérer en simultané peuvent engendrer du stress, un sentiment de surmenage, voire même un burn-out (on parle aujourd’hui de burn-out parental).  Ce serait quand même dommage de se bousiller la santé en essayant de faire de son mieux, non ?

7. Réseaux sociaux : les prendre avec des pincettes 📲

Dans le monde (pas si) merveilleux d’Instagram, tout est parfait, tout est policé… Et tant pis si le contenu n’est pas forcément authentique, spontané ou fidèle à la réalité… Prends du recul par rapport à ce que tu y vois, matelot - et évite, surtout, de te comparer aux autres !

8. Dédramatiser 😗

On peut aimer son enfant de toutes ses forces ET se sentir lessivé(e) parfois. Vouloir le protéger envers et contre tout, tout en espérant pouvoir avoir un peu de temps juste pour soi. C’est NORMAL. Apprendre à accepter d’en avoir marre de temps en temps, c’est déconstruire peu à peu le mythe du parent lisse et épanoui qui respire 24h sur 24 pour ses enfants. 

On t’invite, aussi, à accepter d’inviter le chaos dans ta vie. Si ta maison n’est pas toujours rangée, ou que bébé n’est pas toujours impeccable… Who cares ? Personne n’est là pour te juger ! 

La seule ligne à ne pas dépasser, dans la parentalité, c’est la violence physique ou verbale. Tant que tu es bienveillant(e) et présent(e) pour ton bout de chou, alors tu fais déjà 99% du travail !

Parentalité positive : comment briser le mythe du parent parfait, en conclusion

Pour vivre sa parentalité dans de bonnes conditions, il est essentiel de s’éloigner des injonctions sociales et d’apprendre à lâcher prise. Avoir confiance en ses capacités, se donner le temps d’apprendre, savoir écouter sa petite voix intérieure, son intuition… Tout cela, ça s’apprend ! Après tout, devenir parent, c’est un cheminement. 

Enfin, n’oublie pas une chose, matelot : le principe même de perfection est subjectif par essence. Inutile de courir après l’idéal du parent parfait : il n’existe pas. Au fond, nous sommes tous des parents qui font de leur mieux, la plupart du temps !

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Mascotte JU par Juliette

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